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Population de Villeneuve

 

Au moyen âge, les chartes de liberté accordées par les différents évêques, et en particulier par Bérenger de Frédol attirent de nombreux étrangers. Les  « forains » vont bénéficier des mêmes avantages que les résidents. Si nous avons peu d’éléments quantitatifs, on sait que Villeneuve devient une petite ville qui a l’ambition de rivaliser avec sa voisine Montpellier.

Mais la translation du siège épiscopal de Maguelone vers Montpellier précipita le village dans une décadence amorcée déjà depuis quelques temps. Abandonnée par ses évêques, elle entame un long déclin. En 1615, Villeneuve compte encore près de 2000 habitants. Les remparts mal entretenus, entretiennent un climat malsain où règnent fièvres et maladies.

De plus, la création du port de Sète (1666) et le canal de Graves (Lez canalisé) ruinèrent l’économie locale, surtout fondée sur le commerce des vins et des huiles. En 1760, Villeneuve ne compte plus que 600 habitants.

A défaut de recensements, ces  informations sont évaluées à partir du nombre de feux (ou ménages) comptabilisés dans le village. Un feu équivaut environ à 4 personnes. La destruction des remparts (1838) va permettre au village e s’étendre. Une campagne de construction importante va être développée.(180 maisons nouvelles entre 1832 et 1868).

L’ouverture de la voie de chemin de fer (1838) va marquer le début d’une ère florissante. La possibilité d’acheminer rapidement les marchandises incite les propriétaires à planter du raisin de table, essentiellement du chasselas.  En 1866, la population est de 1590 habitants.

Malheureusement, le phylloxéra va ruiner l’économie locale en quelques années, et de nombreux villeneuvois vont être obligés de s’expatrier pour trouver du travail. En 1881, la population à diminué de près de 300 habitants (1211 habitants).

Heureusement, la plantation des plages à partir de 1883 réactive l’économie locale, et de ce fait la population s’accroît sensiblement. (1683 habitants en 1901).

A part quelques fluctuations dues aux deux conflits mondiaux, la population du village évoluera peu jusqu’au début des années 1970. Le développement d’une politique pavillonnaire, caractéristique des villages de la périphérie de Montpellier va entraîner une « flambée » de la population locale qui va quintupler en 40 ans. (1885 habitants en 1971, 7400 habitants en 1999.10 000 en 2016)

Les dernières prévisions de l’INSEE laissent supposer que la « vague » attendue dans le grand Sud dans les 10 prochaines années aura certainement une incidence sur la population de notre "village".